Ça chauffe du côté des granules de bois!

La production et la vente de granules de bois représentent bel et bien un potentiel économique pour les propriétaires de boisé de l’Est ontarien. Voyez l’article résumé qui a été écrit par Jean-Claude Havard, à la suite de cet atelier tenu a la Foire du bois de Dunvegan. Cliquez sur le titre.

La production et la vente de granules de bois représentent bel et bien un potentiel économique pour les propriétaires de boisé de l’Est ontarien.

Pour ceux qui ne le sauraient pas déjà, les granules de bois consistent en bois densifié dont la capacité calorifique est élevée, généralement plus élevée que celle du bois de chauffage ordinaire car ils sont plus denses et plus secs. Ils représentent une source d’énergie  verte, puisqu’ils remplacent les combustibles fossiles par une biomasse qui se régénère continuellement.

On peut commencer par en fabriquer pour sa consommation personnelle, à partir, par exemple, de copeaux ou de chutes de bois récupérés dans un atelier, ou même de sciure produite par une scierie mobile. C’est le cas le plus simple et le moins dispendieux, et c’est précisément ce que fait François Delorme, de Plantagenet, qui était le conférencier invité de Boisés Est lors de l’atelier tenu le 20 août dernier à Dunvegan.

M. Delorme travaille depuis quelque temps déjà à la mise au point de sa production de granules en collaboration avec un promoteur québécois qui utilise une technologie d’origine française. « Les Européens sont très en avancent sur nous, assure-t-il. Les Américains aussi. Mais je crois que nous allons rapidement combler notre retard. » Dans sa présentation, il a décrit le processus de fabrication et les machines utilisées, insistant sur le fait qu’il existe une bonne flexibilité sur le niveau d’investissement nécessaire selon les besoins (consommation personnelle ou vente) et selon la matière première disponible.

En investissant un peu plus, on peut s’équiper pour produire assez de granules pour chauffer un atelier, la maison et celles des voisins. « Jusqu’ici, j’ai un marché immédiat pour tous les granules que je suis capable de produire avec ma machine », affirme M. Delorme. Et puis, si l’on veut vraiment voir grand, on peut s’allier à d’autres producteurs pour alimenter une école, un hôpital ou un quartier résidentiel. Il est alors possible rêver à la création d’un marché pour les bois provenant de coupes d’éclaircie ou autres résidus actuellement invendables. D’ailleurs, ce n’est pas tout à fait un rêve, puisque cela se fait déjà dans d’autres régions.

Stéphane Proulx, le deuxième conférencier de l’atelier de Boisés Est, est spécialiste des poêles et chaudières conçues spécialement pour les granules de bois. Il a expliqué que les granules employés dans un bon appareil de combustion sont moins coûteux que le mazout ou le propane, et plus propres que le bois ordinaire : pas de poussière, moins de cendres, pas de suie, pas de fumée et chargements moins fréquents. L’équipement qu’il vend à Gatineau respecte la norme de l’Environment Protection Agency (EPA), ce qui garantit une combustion complète des granules, donc un rendement calorifique maximum et un impact minimum sur l’environnement.

« Les granules de bois offrent un autre avantage non négligeable », rappelait M. Proulx. « Ils échappent à la plupart des restrictions sur le transport ou l’utilisation du bois de chauffage comme il en existe à Ottawa (à cause de l’agrile du frêne) ou à Montréal (pour protéger la qualité de l’air) ».

L’atelier de Boisés Est sur les granules de bois avait lieu dans le cadre de la Foire du bois et encan de Glengarry, organisé en partenariat avec le groupe S.D.&G. Certified Forest Owners et le Glengarry Pioneer Museum, hôte de la foire à Dunvegan. François Delorme a profité de la foire pour faire une démonstration de son équipement de granulation, alors que Stéphane Proulx était au nombre des exposants avec ses poêles à haute efficacité. Cette troisième édition de la foire de Glengarry a attiré plus de 1200 visiteurs.

Une nouvelle édition de l’Info Boisés Est vous est offerte gratuitement par la magie du Web! Vous trouverez dans ce bulletin de printemps, entre autres choses, des extraits du rapport annuel du Conseil d’administration de Boisés Est, un reportage sur l’atelier sur le coyote de l’Est, un résumé de l’atelier “Une forêt comestible dans ma cour”, ainsi que la perte de couvert forestier. Pour voir cette édition de l’Info, cliquez sur le titre

Par Pierre-Alain Blais, membre

Le coyote de l’Est est plus rusé, plus gros et plus adaptable que celui de l’Ouest, parce qu’il du loup gris en lui. C’est ce que les spécialistes croient maintenant, et c’est ce que confirment des tests d’ADN qui ont été effectués sur certains individus.

 

Ce sont les révélations surprenantes que Johanne Bossé, membre de Boisés Est a présentées lors de sa conférence à l’atelier du 12 février dernier. « Surprenantes » pour la majorité des gens présents qui croyaient qu’on avait encore affaire au légendaire petit coyote émacié et timide, originaire du sud-ouest américain.

 

Eh bien ! Il faut lui rendre un certain respect à cet animal hybride. D’abord, les populations du coyote de l’Est sont en nette croissance alors que celles de son cousin le loup gris sont de plus en plus restreintes aux régions plus nordiques et chuteraient d’année en année.

 

Actuellement, il est présent dans presque toute l’Amérique du Nord, sauf les régions les plus au nord, où c’est son ennemi le loup qui domine encore. Les biologistes disent que ses populations qui dépassaient déjà la capacité de l’environnement auraient quadruplé au cours des derniers dix ans.

 

En fait, on l’observe beaucoup plus qu’avant, autour des fermes et des habitations isolées dans le vaste milieu rural.

Il n’est présent en Ontario que depuis un demi-siècle. Il nous vient des États-Unis, rapporte Johanne.

 

Avec le succès de sa reproduction viennent les problèmes de cohabitation avec l’humain, l’autre grand mammifère qui occupe aussi ce vaste territoire.

 

C’est cette présence accrue du coyote et les occasions plus fréquentes de rencontre avec l’humain qui ont attiré l’attention des médias et presque suscité une panique dans les régions rurales et périurbaines, face à ce coyote-presque-loup.

 

Mais quand on dit « plus gros », il faut s’entendre. Le coyote de l’Est est quand même de taille relativement modeste, et il est bien loin d’être aussi gros qu’un loup. Les mâles coyotes adultes pèsent entre 20 lbs et 45 lbs – ce qui est encore modeste – les femelles cinq livres de moins.

 

Difficile cohabitation en campagne

Alors, qu’est qu’il mange ? Des proies plus petites que lui, en grande partie des rongeurs dans les champs (souris, marmottes, lièvres, ratons laveurs et porcs-épics) et peut-être des petits animaux domestiques quand l’occasion se présente. Mais le coyote chasse surtout la nuit, observent les spécialistes, quoique qu’on rapporte l’avoir vu de jour.

 

Des agriculteurs, particulièrement les producteurs de grains, en sont venus à l’apprécier. En effet, nous apprend Johanne, les coyotes qui habitent aux alentours de ces fermes de grandes cultures sont particulièrement efficaces à manger les rongeurs et autres petits animaux nuisibles qui autrement s’attaqueraient aux entrepôts à grains. 

 

D’autres agriculteurs, surtout ceux qui sont ont de petits animaux exposés au pâturage ou même près des bâtiments, sont moins accommodants. Ils craignent, et parfois ils ont été témoins, de coyotes qui se sont attaqués aux jeunes agneaux ou aux veaux.

 

Les beaux jours où l’on pouvait laisser paître ses troupeaux en toute quiétude sont peut-être révolus. Les spécialistes recommandent maintenant d’assurer leur protection au moyen de chiens bergers ou encore d’ânes, qui seraient particulièrement protecteurs.

 

C’est ainsi que le coyote de l’Est subit la pression des agriculteurs qui voudraient bien les voir éliminés, un peu comme dans le temps des primes pour l’abattage des loups. Il y aurait même des “concours” de chasse au coyote d’organiser en Ontario.

 

Est-ce un coyote ? Est-ce un loup ?

Comment le reconnaît-on et surtout comment le distinguer du loup gris qui lui est très proche génétiquement ?

 

Le coyote de l’Est a le nez noir, un museau effilé et des longues oreilles pointues et dressées (Est-ce qu ça vous rappelle quelque chose ? ? ?).

 

Sa fourrure a souvent des teintes de gris-jaune. Il est plus foncé sur le dos où les poils forment des « vagues », rapporte Johanne. Il a souvent le bout de la queue noir. La fourrure du loup gris est surtout en teintes de gris, brun et noir. Un autre indice, le coyote s’arrête pour regarder en arrière lorsqu’il fuit ; le loup jamais.

 

D’un autre côté, les croisements entre le coyote et le chien sont très peu fréquents, en raison du peu de vitalité des petits qui en sont issus.

 

La peur du loup… ou du coyote

Une jeune femme qui faisait du trekking seule le long d’une piste isolée du Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton en Nouvelle-Écosse a été mortellement blessée par des coyotes, en octobre 2009. Ce malheureux incident a ravivé les peurs ataviques des loups et coyotes.

 

Confronté à un coyote qui paraît menaçant, les spécialistes disent qu’il ne faut pas se comporter en « proie » ou victime. Il faut lui faire savoir que vous n’avez pas peur de lui. Ça aide si on a de quoi pour faire beaucoup de bruit et lui montrer qui est le maître.

 

Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a publié un guide pour nous aider à régler nos « conflits » avec les coyotes. On y recommande d’amener un sifflet avec soi et ne pas hésiter à s’en servir si on se sent menacé par des coyotes qui s’approchent trop près. Une lampe de poche la nuit peut aider à les effrayer.

 

Dans tous les cas, se faire aussi grand et aussi imposant que possible, agitez les bras, faire beaucoup de bruit. Et ne jamais lui tourner le dos au coyote et ne jamais tenter de s’enfuir en courant… rappelez-vous que le coyote peut atteindre 60 km/h et facilement vous rattraper !

Pour en savoir plus sur Internet: www.Ontario.ca/faune, cliquez “Vivre avec la faune”, puis “Feuillets d’information sur les espèces”, puis “coyotes (PDF)”.

Voici une lettre adressée récemment au journal Carillon, en réponse à un éditorial “Point de vue” de Richard Mahoney qui critiquait l’engagement qu’avait pris le maire J.-Y. Lalonde et préfet des Comtés unis, à célébrer l’Année internationale des forêts. Le premier atelier organisé conjointement par Boisés Est et la Maison Tucker a eu lieu (à guichets fermés) les 8 et 9 mars derniers sur le thème “Une forêt comestible dans ma cour”, mais Richard Mahoney nous a déjà mis les arbres au menu dans son « Point de vue » du 23 février dernier. Pour voir la suite de la lettre, vous n’avez qu’à cliquer sur le titre.

« Le Canada possède officiellement sa propre journée officielle pour célébrer les arbres. À partir de cet automne, le mercredi de chaque Semaine nationale de l’arbre et des forêts en septembre sera proclamé la Journée nationale de l’arbre. La première Journée nationale de l’arbre sera le 21 septembre 2011. » Pour voir la nouvelle sur le site d’Arbres Canada, vous n’avez qu’à cliquer sur le titre.

par Pierre-Alain Blais

Les membres de Boisés Est sont fiers de leur boisé. Ils y investissent énergie, temps et argent pendant de longues années. Qu’arrivera-t-il quand ils n’auront plus l’énergie nécessaire pour maintenir cet investissement? Qu’adviendra-t-il de la valeur financière et morale qu’ils ont donnée à leur boisé à leur décès? Leurs héritiers seront-ils capables de prendre la relève et de préserver leur héritage tel qu’ils l’ont voulu?

Ne pas attendre à la dernière minute pour planifier ce qui arrivera à notre cher boisé après notre décès – et décider qui s’en occupera et de quelle façon – tel était le message central qu’a martelé Jean-Claude Havard – secrétaire de Boisés Est, le conférencier à l’atelier de Boisés Est du 15 janvier 2011.

Après y avoir investi autant de son temps, de capital, de ressources à valoriser le boisé et « augmenter » sa valeur écologique, on ne voudrait pas que le boisé tombe entre les mains de spéculateurs dont le premier réflexe sera de tout faire couper les arbres de valeur. Ce serait triste après tant d’efforts et après y avoir investi tant de soi même.

Ce serait triste aussi si les héritiers ne savaient pas trop quoi en faire ou s’ils devaient s’acquitter d’une formidable facture d’impôt juste pour garder le ou les boisés dans le patrimoine familial.

En fait, il ne faudrait pas trop attendre pour s’informer des modalités fiscales et légales complexes qui accompagnent le processus de succession (ou de transfert aux enfants) de nos jours.

Il faut se poser les bonnes questions et savoir quand consulter les spécialistes de ces questions délicates, avertit Jean-Claude, spécifiant que c’est précisément ce qu’il a fait pour préparer l’atelier, ne se proclamant aucunement spécialiste de la question.

Alors, par où commencer?

Quatre options divergentes
Mais avant d’aller trop loin dans le processus, Jean-Claude a présenté une série d’options qui s’offrent au propriétaire de boisé :

  • Il peut NE RIEN FAIRE, et laisser à ses survivants ou héritiers la tâche de se débrouiller avec les « plaisirs » d’une succession, surtout s’il n’y a pas de testament, ni mention explicite des dernières volontés quant à la disposition du boisé. C’est en fait, malheureusement, la situation de beaucoup de propriétaires qui n’ont pas pris le temps, ou n’ont pas eu l’occasion « de mettre leurs papiers en ordre au cas où… »
  • Il peut prendre des arrangements pour qu’à son décès, on fasse DON DU BOISE À UN ORGANISME DE CONSERVATION qui accepte de tels legs. De tels organismes existent déjà, précise Jean-Claude, qui se spécialisent dans la gestion pérenne des boisés, tout en suivant les volontés du propriétaire qui a légué. Un exemple est l’organisme Terra-Bois de Lachute (Qc). Jean-Claude espère qu’un bon jour Boisés Est puisse créer son propre organisme de gestion forestière, qui pourrait recevoir les legs de terres boisées et ainsi protéger ces joyaux environnementaux de tout spéculateur mal intentionné.
  • LOUER ou VENDRE : Il est possible de faire une vente conditionnelle – ou d’établir un bail conditionnel – au respect du Plan d’aménagement ou de certification. D’autre part, cela introduit des contraintes supplémentaires au contrat de vente, ce qui peut rendre plus difficile la tâche de trouver des acheteurs motivés.
  • TRANSFÉRER AUX HÉRITIERS.

Par où commencer?

Dans tous les cas, il est bon de se renseigner sur les conséquences fiscales à court et à long terme de l’option choisie. C’est même à faire avant de choisir une option.

Dans le cas de la vente conditionnelle ou du transfert intergénérationnel, il est indispensable de planifier d’abord le processus.

Qu’arrive-t-il au PEFFA ?

En cas de vente ou de transfert aux héritiers, on peut se demander ce qu’il adviendra du Plan d’aménagement forestier que l’on appliquait assidûment et de la réduction de taxe foncière résultante en vertu du programme PEFFA.

Selon les informations glanées auprès des spécialistes en Ontario, les avantages fiscaux du PEFFA restent acquis tant et aussi longtemps que le propriétaire respecte son plan d’aménagement.

En cas de décès ou de transfert, le nouveau propriétaire peut aussi bénéficier du rabais de taxes mais il doit soumettre son propre plan, car le changement de propriétaire annule l’inscription au PEFFA.

Si le propriétaire ou le bénéficiaire du transfert informe les autorités du PEFFA de son intention de sortir du programme, il commencera à payer les taxes normales, mais il n’y aura pas à rembourser de taxes rétroactives.

Par contre, il faut bien noter qu’un propriétaire inscrit au PEFFA qui se fait prendre à ne pas respecter son plan d’aménagement peut se voir obligé à rembourser les rabais de taxes foncières dont il a bénéficié. On peut toujours demander des modifications à son plan d’aménagement.

Étapes de la succession

Si c’est vers un transfert aux héritiers que l’on se dirige, il faudra bien planifier le processus, ne pas sauter d’étapes. Jean-Claude recommande de suivre le cheminement suivant :

  • 1e étape : Faire le bilan, évaluer le potentiel, faire l’évaluation de la valeur marchande, morale, spirituelle, environnementale. Il faut pouvoir y mettre une valeur monétaire, en fonction du respect des objectifs des plans d’aménagement et de certification, s’ils existent. En passant, de plus en plus de vendeurs de terrains à haute valeur écologique se servent de l’Internet pour rejoindre des acheteurs conscientisés au niveau mondial qui veulent eux aussi protéger ces bijoux des acheteurs peu scrupuleux.
  • 2e étape : Consultation familiale préliminaire. Y a-t-il de l’intérêt et une volonté de continuer le projet parmi les héritiers ?
  • 3e étape : Consultation d’experts : votre comptable et fiscaliste pour bien comprendre la portée financière des décisions que vous vous apprêtez à prendre… et d’avoir l’occasion de les changer et de les adapter avant d’apposer sa signature au bas des documents.
  • 4e étape : Plan de relève (transfert) et échéancier : finaliser qui fait quoi, comment et quand pour réaliser les objectifs pratiques, personnels, financiers et fiscaux. On met en application les objectifs retenus par consensus.
  • 5e étape : Testament : Quel avenir prescrire à votre boisé ? Par exemple : « Je veux que mon plan de certification soit maintenu pour les prochains xx années ».
  • 6e étape : Communication : Il faut s’en parler.
  • 7e étape : Mise en application

Considérations fiscales

Un aspect fiscal très important est de savoir comment votre boisé est considéré aux yeux des gens de l’impôt. En fait, il y a deux grandes catégories de boisés, explique Jean-Claude :

· récréatif (non-commercial, usage personnel seulement), et

· commercial (boisé de ferme commercial, géré comme une ferme, avec espérance raisonnable de profit à long terme)

Pour le classement récréatif (boisé non-commercial, sans aucune espérance particulière de profit), la fiscalité est relativement simple. Vous payez votre impôt sur le revenu sur les ventes occasionnelles. Vous pouvez réclamer certaines dépenses (de façon restreinte) dans vos déclarations de revenu. À la vente ou au transfert de votre boisé, les même règles d’exemption pour votre résidence principale pourraient s’appliquer, même s’il n’est pas attenant à la résidence.
Selon les normes de Revenu Canada, il semble bien que la plupart des membres de Boisé Est se retrouvent actuellement dans cette catégorie.

Le coût fiscal à la valeur marchande du boisé récréatif sera évalué en tenant compte du prix d’achat initial ou de la valeur initiale, moins les dépenses effectuées pour les travaux d’aménagement et le paiement des taxes foncières pour la durée de possession dudit boisé.

Si vous adoptez le statut de boisé de ferme commercial (ou de ferme forestière), vous pourrez déduire vos dépenses légitimes de vos revenus imposables au même titre que les agriculteurs. Vous n’avez pas besoin d’avoir des revenus forestiers immédiats, mais vous devez avoir une espérance raisonnable de profits à plus ou moins long terme (superficie suffisante)… et être en mesure de le justifier devant l’Agence Revenu Canada.

De plus, avec le statut commercial, vient l’obligation d’avoir un plan d’aménagement  (certification recommandée). Il faudra aussi tenir une comptabilité précise de vos investissements (tracteur, etc.), de vos dépenses (plantations, carburant, etc.) et, le cas échéant, de vos ventes, mais il n’est pas nécessaire de vous enregistrer comme entreprise.

Dans ce cas-ci, les règles fiscales sur le transfert intergénérationnel permettent de reporter le gain de capital à l’héritier qui peut lui-même les léguer à son héritier, etc.

Transférer à vos héritiers

Comme dans le cas des agriculteurs, ce transfert peut se faire directement de votre vivant. On peut aussi opter pour un transfert par l’intermédiaire d’une fiducie (fiducie entre vifs), qui sera imposée à titre indépendant. Votre testament peut prévoir un transfert direct à votre décès ou un transfert par l’intermédiaire d’une fiducie (fiducie testamentaire), imposée également à titre indépendant.

Consultez les experts pour déterminer la solution qui vous convient le mieux, mais déterminez d’abord vos objectifs et ceux de votre famille, sinon les factures d’experts pourraient grimper très vite.

L’agrile du frêne est ce petit insecte importé d’Asie qui menace éventuellement la survie de toutes les espèces de frênes de nos boisés. Ses larves creusent des galeries dans le bois vivant des frênes qui finissent par les tuer à petit feu. Si l’on veut se familiariser avec l’apparance des dommages, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a publié un petit livret d’identification de l’agrile du frêne et les dommages causés par celui-ci: Guide visuel pour la détection des dommages causés par l’agrile du frêne. Il peut être commandé gratuitement auprès des: Services Publication Ressources naturelles Canada, Centre de foresterie des Grands Lacs, 1219, rue Queen Est, Sault Ste. Marie (Ontario) P6A 2E5 (705) 949-9461). Un lien est aussi disponible sur notre site Internet, dans Liens, Ravageurs. Pour consulter la publication en ligne, cliquez sur le titre.

L’Assemblée générale annuelle de l’Association française des propriétaires de boisés privés de l’Est de l’Ontario inc. (Boisés Est), qui a eu lieu à l’École élémentaire catholique Du Rosaire à Saint-Pascal-Baylon (Ont), le samedi 12 février dernier, a élu un nouveau conseil d’administration. On peut consulter la composition du Conseil 2011-2012 en cliquant sur le titre.

3 décembre 2010 — Il y a un guide fort complet, en langage clair, qui s’adresse au propriétaire qui souhaite savoir comment se fait concrètement, étape par étape, un plan d’aménagement forestier:

Manuel du propriétaire soucieux de bien gérer ses aires naturelles (2004).

Des exemplaires du guide sont disponibles auprès de Boisés Est (613-673-3089) ou de Yannick (613-419-0565). On peut aussi rejoindre Yannick par courriel: [email protected]