Le sciage chez soi – pour le plaisir du bois!

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef, Journal Agricom

Le rêve de pouvoir choisir ses arbres à abattre que l’on a chéri depuis des années dans son boisé, les amener à sa scierie, les débiter selon ses besoins pour ensuite les faire sécher, planer, rectifier, pour éventuellement les utiliser dans son projet d’auto-construction…

Eh bien ! Ce rêve n’est pas si farfelu que cela !

Comme la révolution des petites tronçonneuses après la Seconde Guerre mondiale, qui a permis l’avènement de scies à chaîne assez légères pour monsieur Tout-le-monde, l’univers de la scierie mobile connaît aussi sa petite révolution démocratique.

Pour moins de 10 000 dollars et souvent beaucoup moins dans le marché de la revente, n’importe qui peut maintenant s’improviser scieur de bois d’œuvre chez lui… et cheminer à son rythme sur le long sentier sinueux de l’art du sciage du bois dans toutes les dimensions que lui permet la taille de ses arbres.

Plusieurs fabricants offrent depuis quelques années de merveilleuses petites machines de rêve, simples, robustes, facile à utiliser et surtout bien abordables pour le néophyte. L’une d’entre elles est Scieries mobiles Gilbert de Québec (connue en Ontario sous le nom de “SMG Champion“), qui se targue d’offrir la scierie mobile la plus simple et la plus robuste, sans sacrifier la précision de la coupe, la fiabilité et la durabilité de l’équipement.

C’était justement la compagnie invitée à venir démontrer sa technologie au dernier atelier de Boisés Est, le samedi 20 novembre dernier. L’un des copropriétaires de SMG, Sylvain Labrie, a offert une présentation complète et très éclairante aux quelque 60 passionnés venus assister à l’atelier dans les locaux du concessionnaire Bourbonnais Équipement à Sarsfield, en banlieue rurale d’Ottawa.

M. Labrie a d’abord raconté comment son beau-père – un Beauceron patenteux habitué toute sa vie à presque tout rebâtir et réparer lui-même – a décidé un bon jour de se patenter un moulin à scie portatif à son goût : « simple, fiable et abordable qu’il pourrait sans problème traîner dans la forêt pour se bâtir un “camp” ».

Beaucoup d’attention a été apportée à la robustesse des appareils SMG: rien qui ne puisse pas être entretenu et réparé en pleine brousse, confiait M. Labrie. Donc, pas d’électronique compliquée et fragile. Étonnamment, c’est d’ailleurs des appareils en grande demande dans les forêts reculées de la planète, pour ces mêmes raisons.

L’ergonomie n’a pas été sacrifiée, loin de là. Ici, c’est l’opérateur qui fait avancer lui-même la tête de coupe progressivement à travers le billot. Le poste de commande de l’appareil a été pensé de façon à ce que l’opérateur puisse bien voir la lame travailler dans le billot. Toutes les manettes et tous les réglages sont à portée de main.

En outre, un cadran indique la tension de la scie à ruban qui est maintenue à 1000 psi par un tensionneur manuel ou hydraulique, également contrôlé par l’opérateur.

La scie est gardée propre de toute résine par un mélange d’eau et de savon qui est contenu dans un réservoir surélevé, également sous le contrôle de l’opérateur. En hiver, on peut y mettre du lave-glace d’automobile.

L’opérateur peut aussi mieux contrôler l’attaque initiale afin de « laisser les dents de la scie mordre dans le billot ». Les bouts sont plus égaux, et il y a moins de sauts, explique M. Labrie.

Le résultat de cette aventure, c’est la ligne de sept modèles de scieries mobiles qu’offre SMG Champion, dont les prix avant taxe et sans remorque varient de 4000 dollars à 11 000 dollars pour le modèle européen, confie M. Labrie.

Du côté des coûts d’opération, SMG estime que ses moulins à scie mobiles peuvent opérer à 5 dollars de l’heure, carburant et amortissement, un loisir tout à fait abordable, comme la motoneige.

Évidemment, il y a plusieurs autres fabricants nord-américains qui offrent des produits comparables, mais peut-être pas toujours avec le même niveau de service en français : Wood-Mizer Canada, Norwood Industries et Hud-Son Equipement. Leurs coordonnées se trouvent aisément sur l’Internet et notamment sur le site de Boisés Est (Bonnes adresses de scieries mobiles).

3 décembre 2010 — Il y a un guide fort complet, en langage clair, qui s’adresse au propriétaire qui souhaite savoir comment se fait concrètement, étape par étape, un plan d’aménagement forestier:

Manuel du propriétaire soucieux de bien gérer ses aires naturelles (2004).

Des exemplaires du guide sont disponibles auprès de Boisés Est (613-673-3089) ou de Yannick (613-419-0565). On peut aussi rejoindre Yannick par courriel: [email protected]

3 décembre 2010 — Une fois l’étape du plan d’aménagement passée, il n’y a qu’un petit pas pour s’engager un peu plus loin et faire certifier la gestion que l’on pratique dans son ou ses boisés, explique Yannick.

Et c’est une bonne affaire! « Pour la modique somme de 25$ par année, un propriétaire de boisé aménagé membre de Boisés Est, peut se prévaloir de la certification FSC qui lui ouvre bien des portes », souligne-t-il.

Selon Yannick Loranger, le coordonnateur du programme de certification chez Boisés Est, bien que les produits d’un boisé certifié n’obtiennent pas nécessairement de meilleurs prix par les temps qui courent, ils sont recherchés par les utilisateurs et les moulins. Par exemple, il explique qu’une usine de papier peut avoir des groupes de produits fabriqués avec des fibres de “sources mixtes FSC”, pour satisfaire à la demande de consommateurs soucieux de leur environnement.

C’est souvent la portion de fibres FSC qui limite leurs procédés. « Alors, quand un fournisseur leur en propose, ils se montrent très intéressés ». C’est ce genre de portes que la certification ouvre.

Les propriétaires certifiés peuvent continuer à récolter leur bois de chauffage pour leurs besoins personnels comme avant. D’office, on a droit à 10 cordes de bois par année (il s’agit de 10 cordes de 4 pieds de long, donc 30 cordes de bois de chauffage ordinaire de 16 pouces).

En fait, les propriétaires de boisés membres de Boisés Est ont la possibilité d’obtenir leur certification du Forest Stewardship Council (FSC) sous l’ombrelle du certificat FSC de la Forêt modèle de l’Est de l’Ontario, ce qui leur épargne des milliers de dollars s’ils devaient le faire directement.

Ils doivent évidemment s’engager, par écrit, à respecter les dix principes FSC de l’aménagement forestier durable, qui sont en soi une garanti du respect que le propriétaire porte en vers la forêt et toutes les valeurs qu’elle représente, pas seulement monétaire. Le serment d’engagements est entièrement disponible en français, à nouveau gracieuseté de Boisés Est !

3 décembre 2010 — La certification forestière utilise des vérificateurs indépendants qui veillent à ce que les gestionnaires, les spécialistes et les exploitants respectent les normes établies pour l’aménagement durable des forêts.

La certification forestière confirme à tous les intervenants que les pratiques d’aménagement :

  • Veillent aux bénéfices environnementaux, sociaux et économiques de la forêt
  • Contribuent à long terme au bien-être social et économique des collectivités locales
  • Maintiennent les fonctions écologiques, l’état de santé global et l’intégrité de la forêt
  • Précisent les objectifs à long terme pour la forêt, et fournissent une surveillance et évaluation continues
  • S’attardent aux aspects compositionnels, structuraux et fonctionnels de la biodiversité au sein de l’écosystème forestier
  • Sont systématiquement mises en application dans tout le paysage forestier.

Extrait d’un dépliant de la Forêt modèle de l’Est de l’Ontario: Certification des forêts. Le programme de certification de Boisés Est fait l’objet d’un partenariat avec la Forêt modèle de l’Est de l’Ontario.

3 décembre 2010 — Valoriser les petites sections boisées de l’Est ontarien qui entrecoupent les vastes terres agricoles, c’est la mission qui a été confiée à Yannick Loranger, depuis peu à contrat chez Boisés Est et au Conseil de l’intendance environnementale de Prescott-Russell.

Yannick, ce jeune homme de 25 ans qui a grandi sur une ferme laitière de la région de New Liskeard – dans le moyen Nord de l’Ontario – est très loin du militant extrémiste. Au contraire, dira-t-il durant l’entrevue qu’il accordait, on a le droit de couper des arbres, et même dans certains cas une coupe plus sévère peut s’imposer, tant que cela se fasse dans le but d’améliorer le boisé et d’en tirer un revenu équitable.

Ce qui est important, c’est que toutes les actions que l’on pose dans le boisé soient faites dans le « respect de celui-ci et de la faune qui l’habite », explique Yannick. « On doit chercher à conserver l’intégrité du boisé, dit-il, que ce soit en favorisant la faune, ou en tirant de celui-ci un revenu commercial ».

On s’aperçoit rapidement que le technicien forestier se double d’un grand amant de la faune et de la chasse. Les deux font naturellement bon ménage ensemble, dit-il.

De l’aide pour rédiger son Plan d’aménagement forestier
Et la bonne façon de conserver l’intégrité est encore de faire un plan d’aménagement forestier pour son boisé. On peut en faire une bonne partie soi-même et se faire aider par un professionnel pour les parties plus techniques.

Yannick espère être bientôt certifié pour approuver les plans d’aménagement qui lui seront soumis pour inscription au PEFFA (Programme d’encouragement fiscal pour les forêts aménagées). Son rôle est d’expliquer les principes des plans d’aménagement, du PEFFA et de la certification, et d’aider un peu nos membres à en bénéficier. Il pourra aussi s’occuper d’acheminer à qui de droit, la demande d’allégement fiscal de l’imposition foncière du boisé.

Car un des grands avantages d’un plan d’aménagement, est de pouvoir se prévaloir d’une réduction jusqu’à 75% des impôts fonciers sur les boisés au travail sur lesquels on applique « une gestion durable », le même dégrèvement fiscal dont bénéficient les agriculteurs pour les terrains zonés agricoles.

C’est en quelque sorte une compensation pour le travail et l’investissement que représentent la préparation et la mise en œuvre d’un plan de gestion forestière.

Et tout cela se passe maintenant en français, grâce entre autres au travail soutenu de l’Association française des propriétaires de boisés privés de l’Est de l’Ontario (qu’on appelle familièrement : Boisés Est) et le soutien financier de la Fondation Trillium de l’Ontario.

Plus besoin de se casser la tête pour comprendre la documentation rédigée dans l’autre langue officielle. Tout a été traduit ou adapté en français, si bien que tout le processus de production d’un plan d’aménagement ou de demande de certification peuvent maintenant se faire en français. Et l’on a une personne ressource bilingue avec Yannick, pour les prochains 10 mois, qui maîtrise bien le jargon technique de ce domaine dans les deux langues.

Fixer ses objectifs personnels
Un plan d’aménagement, par où commencer ? Comme dans beaucoup de choses qu’on entreprend dans la vie, le point de départ est de définir ce qu’on veut faire avec le boisé pour les prochains 20 ans. Avec le plan d’aménagement, on n’est nullement obligé de virer notre boisé en un chantier d’abattage.

Au contraire, il y a de la place pour en faire un sanctuaire de paix, si c’est ce qu’on recherche, ou n’y faire que la récolte de son bois de chauffage. Ou encore si cela nous correspond, on peut pousser plus loin l’exploitation en y prélevant du billot commercial, selon certaines règles, que l’on pourra vendre ou transformer soi-même en bois d’œuvre à l’aide de sa petite scierie mobile ou en faisant appel à des entrepreneurs locaux.

Lors de la rédaction du plan, à la section 5, on a le choix d’indiquer ce qui est le plus important et le moins important en termes d’objectifs personnels pour son boisé. Est-ce que c’est la protection de l’environnement?

La production de produits de la forêt? L’investissement immobilier? Les loisirs ? La faune ? Ou enfin, l’appréciation de la nature? Et toutes les combinaisons possibles des 6 objectifs généraux précédents.

Améliorer le boisé
Dans la plupart des boisés de la région, les meilleurs arbres (les plus gros, les plus droits, ceux qui poussaient le mieux) ont été coupés et sont partis depuis longtemps. C’est l’effet pervers des coupes d’écrémage que l’on voit encore à l’occasion. En somme, on a appauvri génétiquement nos boisés sans s’en rendre compte, explique Yannick.

C’est pourquoi, il y a tout un travail d’amélioration à faire dans la région, souvent en favorisant les meilleurs sujets qui ne seront souvent pas à couper avant bien des décennies. On doit remonter la qualité du boisé, et ça prend du temps.

Bien des propriétaires ne verront peut-être pas le résultat de leurs efforts de leur vivant, mais leurs successeurs en bénéficieront.

Pour faire de l’exploitation commerciale, comme la récolte de beaux arbres, le propriétaire d’un boisé certifié devra alors se doter d’une prescription forestière, de la part d’un forestier professionnel. Celle-ci indiquera qu’est-ce qui pourra être récolté, de quelle manière et à quel moment, de façon à maintenir l’intégrité du boisé, l’aider à progresser et à respecter les arbres semenciers et les endroits particuliers de nidification d’espèces rares.

On pourra aussi recourir aux services d’un marteleur pour identifier les arbres spécifiques à récolter pour satisfaire la prescription. Des cours d’initiation au martelage (identification des arbres à couper, conserver, etc.) pourront être éventuellement offerts dans la région, si la demande est là.

  • McNeil, Raymond, 2006, Le grand livre des champignons, Les Éditions Michel Quintin, Waterloo, Québec
  • Lamoureux, Yves, 2006, Champignons du Québec Tome 2 Les Amanites, Cercle des mycologues de Montréal, Montréal, Québec
  • Lamoureux, Yves, 1997, Champignons du Québec Tome 1 Les Bolets, Cercle des mycologues de Montréal, Montréal, Québec
  • Phillips, Roger, 1991, Mushrooms of North America, Little Brown & Company Canada, New York, New York
  • Sicard, Matthieu, 1999, Les champignons sauvages du Québec, Fides, Montréal, Québec
  • McNeil, Raymond, 2007, Champignons communs du Québec et de l’est du Canada, Les Éditions Michel Quintin, Waterloo, Québec
  • Després, Jean, 2008, Champignons comestibles du Québec les connaître les déguster, Les Éditions Michel Quintin, Waterloo, Québec
  • Barron, George, 1999, Mushroom of Ontario and Eastern Canada, Lone Pine field guide, Edmonton, Alberta
  • Boulet, Bruno, 2003, Les champignons des arbres de l’Est de l’Amérique du Nord, Les Publications du Québec, Québec, Québec
  • Pomerleau, René, 1980, Flore des champignons au Québec et régions limitrophes, Les Éditions LaPresse, Montréal, Québec

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef, Journal Agricom

Pierre Éthier, membre de longue date de Boisés Est et propriétaire de Wood Select à Clarence Creek, a commencé le bal en présentant certaines des difficultés les plus évidentes de la coupe de bois. Selon lui, on doit toujours scier les billots en fonction de l’usage qu’on en fera ou des besoins de l’acheteur éventuel.

Il a éclairci le mystère qui fait qu’un 2 par 4 qu’on se procure au magasin ne mesure pas exactement 2 pouces par 4 pouces, mais plutôt 1,5″ par 3,5″. Le bois brut a rétréci au séchage et il a dû être plané et rectifié, où davantage de bois de surface en a été retiré.

« Idéalement, on veut des planches qui sont droites du début à la fin et qui ont suffisamment d’épaisseur pour pouvoir les rectifier et les planer correctement », avertit le certificateur de bois d’expérience. Par exemple, dans le cas du bois franc destiné à l’ébénisterie, M. Éthier sait par expérience que pour atteindre une épaisseur finie de ¾”, il sera souvent nécessaire de scier un peu plus qu’un pouce d’épaisseur, soit 1 et 1/16 de pouce ou même 1 et 1/8″.

La différence entre l’épaisseur de sciage et l’épaisseur finale (bois perdu) dépend beaucoup de la manière dont on ouvre le billot et de la régularité du sciage, donc de la lame, de la machine et de l’utilisateur.

Il arrive fréquemment que des planches se déforment au sciage et surtout au séchage, même si elles ont été confinées sous une masse et bien séparées par des lattes. Souvent, c’est la façon dont on traverse les anneaux de croissance (le grain du bois), a expliqué Jean-Claude Havard, à l’aide de diagrammes. Les pires déformations sont dues à un retrait inégal du bois (que le bon scieur limite en ouvrant correctement la bille).

Il y a aussi les fameuses planches à la surface en vaguelettes, cauchemar des planeurs. Là, le problème serait le réglage adéquat de la tension de la lame, partage M. Labrie. La vitesse d’avance de la lame dans le bois brut doit aussi se faire en considération de la dureté du bois et des nœuds et du degré d’affûtage de la lame.

Et il y a aussi les gros billots qui proviennent de grands arbres qui ont poussé sous tension, comme un flanc de ravin. Ou ceux qui dépassaient de beaucoup la taille des autres (comme les ormes et les cerisiers noirs) et qui ont subi des décollements d’anneaux de croissance (la « roulure ») lors de tempêtes de vent ou de verglas. Les tensions internes provoquent des déformations difficiles à éviter.

Les planches vont « bouger » lors de la coupe, explique M. Éthier, alors que l’on se rapproche du cœur en enlevant progressivement le bois extérieur (aubier). Le scieur doit alors savoir s’ajuster, et tenter de « redresser le billot » sous peine de voir sécher des planches très tordues, avec des bouts plus épais et souvent très difficiles à rectifier.

Il ne suffit donc pas de trancher aveuglément des planches de bois brut, il faut le faire en fonction des particularités du bois. C’est là tout l’art et l’expérience du scieur… un long apprentissage et beaucoup d’observation.

Boisés Est prévoit présenter en mars 2011, un atelier complémentaire juste sur les techniques du sciage et l’art de faire des belles planches utilisables comme bois d’œuvre ou en ébénisterie (comme des armoires de cuisine).

Il y sera aussi question des techniques recommandées pour la présentation des lots de bois de sciage « comment sortir de la qualité et la mettre en valeur », histoire d’aller chercher les meilleurs prix lors des ventes à l’encan de bois, de déclarer Jean-Claude Havard, membre de longue date de Boisés Est.

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef, Journal Agricom

Sylvain Labrie de SMG Champion a pris le temps d’expliquer et de démontrer les différents entretiens essentiels que l’on doit faire sur la scie à ruban, si on veut avoir du plaisir à travailler avec sa scierie mobile.

Les lames s’usent, perdent leur affûtage, peuvent casser. À chaque fois qu’une lame – formée d’un alliage d’acier flexible – passe par l’un des volants de guidage, elle subit une torsion et cela finit par l’affaiblir.

« Il se développe des microfailles à peine visibles à l’œil, dans les gorges des dents qui doivent être limées », explique M. Labrie. Sans affûtage régulier, les failles finissent par s’étendre jusqu’au point où le ruban peut casser en plein travail, sous l’effet combiné de la tension et de la torsion.

Sans compter qu’une lame mal affûtée et fatiguée ne peut pas faire un bon travail égal et rectiligne de coupe.

De là l’importance d’un bon affûtage et de bien rectifier l’angle des dents (l’avoyage, qui détermine l’épaisseur du trait de scie). Ces dernières subissent aussi des tensions qui affectent la qualité du sciage. Elles doivent être avoyées à chaque aiguisage.

Pour les mordus, la compagnie SMG Champion offre un ensemble d’affûtage semi-automatisé pour les longues scies à ruban (qui peuvent atteindre la circonférence de 170 pouces). Là aussi, c’est une technique que l’on doit apprendre à maîtriser.

On doit pratiquer régulièrement… surtout qu’une lame bien affûtée est bonne pour environ 4 heures de coupe avant d’avoir à être affûtée à nouveau.

Pour les usages moins intensifs, on peut avoir recours aux services tarifés de spécialistes de l’aiguisage et de l’avoyage de scies à bande. Mais là encore, la qualité du sciage dépendra de la compétence de l’affûteur. Choisissez le (ou la) avec soin.

Comme vous le savez, Boisés Est s’intéresse au dossier des crédits de carbone, qui pourraient devenir une source de revenus pour les propriétaires de boisé. Nous avons suggéré à plusieurs reprises à la Forêt modèle de l’Est de l’Ontario (FMEO) qu’elle pourrait jouer un rôle d’organisateur pour les organismes comme le nôtre afin de créer une masse de boisés suffisante… un peu comme elle le fait avec le programme de certification. Il semble que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque la FMEO annonce dans son dernier bulletin qu’elle s’oriente dans cette direction. Vous trouverez d’ailleurs dans le prochain numéro de l’INFO un article sur ce sujet. Pour de plus amples renseignements, cliquez sur le titre

Scieries Mobiles Gilbert
6325, Boulevard Wilfrid-Hamel
Ancienne-Lorette QC   G2E 5W2
Téléphone : 418-871-2248
Télécopieur : 418-871-8418
Sans frais : 1-888-871-2248
http://www.smgchampion.com/

Norwood Industries Inc.
1660 Highway 11 North
Kilworthy ON  P0E 1G0
Téléphone: 705-689-9847
Télécopieur: 705-689-1982
Sans frais : 1-800-323-3735
http://www.norwoodindustries.com/fr/content/Products/Norwood_lumber_portable_sawmills.aspx

Hud-Son Equipment Inc.
Sans frais : 1-800-765-7297
Téléphone : 315-896-4359
Télécopieur : 315-896-2627
Hud-Son Forest Equipment of Canada  – Davis Forestry, Ltd.
1 Industrial Drive
Campbellford ON  K0L 1L0
Téléphone :  705-653-4647
Télécopieur : 705-653-3470
[email protected]
Information en français très limitée

Wood-Mizer Canada
217 Salem Road
Manilla ON K0M 2J0
Sans frais : 1-877-866-0667
[email protected]
Wood-Mizer Québec
Téléphone : 819-242-0414